Les supercalculateurs sont une technologie indispensable à la compétitivité internationale des hautes écoles suisses. Dans ce contexte, le Conseil des EPF coordonne la stratégie nationale pour le Calcul à haute performance et sa mise en réseau (HPCN), alors que l'ETH Zurich se charge de la réalisation pratique au Centre suisse de calcul scientifique (CSCS), en partenariat avec le Tessin.
Depuis que le calcul à haute performance et sa mise en réseau (HPCN, High Performance Computing and Networking) ont été déclarés d'importance stratégique nationale par le Conseil fédéral et par le Parlement en 2009, le Centre suisse de calcul scientifique (CSCS) a le vent en poupe. Les fonds alloués par la Confédération et par le Domaine des EPF, ainsi que les contributions du canton du Tessin et de la ville de Lugano, permettront en effet de construire dans cette ville un nouveau bâtiment destiné à accueillir un ordinateur ultra-puissant d'envergure nationale. La première pierre du chantier a été posée en octobre 2010.
Projet de réseau HP2C
Le calcul à haute performance constitue une technologie-clé pour la compétitivité de la place scientifique helvétique. Afin d'assurer l'efficacité du nouveau centre de calcul, le projet HP2C (High-Performance and High-Productivity Computing) a été désigné d'importance stratégique nationale et placé sous la conduite de Thomas Schulthess, directeur du CSCS et professeur à l'ETH Zurich, avec pour objectif d'améliorer la coordination entre les calculateurs et les logiciels destinés à la modélisation. Grâce à cela, des simulations complexes nécessitant aujourd'hui plusieurs mois, comme en dynamique des fluides ou en astronomie, donneront des résultats en quelques heures seulement. HP2C est un projet de mise en réseau des universités suisses, en collaboration avec les fabricants de matériel informatique, et qui vise l'utilisation optimale des systèmes de calcul de demain.
Le nouveau CSCS sera exploité avec la plus grande efficience énergétique: dès 2012, le nouveau supercalculateur exécutera mille billions d’opérations par seconde, avec une consommation se situant entre 3 et 5 mégawatts. L'eau du lac de Lugano sera utilisée pour son refroidissement. Les services industriels AIL de la ville utiliseront gratuitement la chaleur résiduelle pour le chauffage à distance.






